Facteurs de risque d’échec précoce des fistules artérioveineuses

Facteurs de risque d’échec précoce des fistules artérioveineuses

Communications affichées : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 9 (2013) 282–319 J. Ott a , E. Scheidt a , L. Eprinchard a , L. Georgieva a , M. Krib...

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Communications affichées : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 9 (2013) 282–319

J. Ott a , E. Scheidt a , L. Eprinchard a , L. Georgieva a , M. Kribs a , P. Oswald b , J.-L. Burguet b , N. Meyer c , Y. Dimitrov a a Néphrologie-dialyse, centre hospitalier de Haguenau, Haguenau, France b Radiologie, centre hospitalier de Haguenau, Haguenau, France c Département de biostatistique, CHU de Strasbourg, Strasbourg, France Introduction.– La prise en charge des sténoses post-anastomotiques des fistules artérioveineuses à l’avant-bras reste un sujet controversé entre les partisans de la chirurgie et ceux de la radiologie interventionnelle. Nous avons analysé la fréquence et le délai des resténoses de fistule après angioplastie dans notre centre et recherché des facteurs favorisant ces resténoses. Patients et méthodes.– Nous avons recensé de fac¸on rétrospective les angioplasties de fistules artérioveineuses à l’avant-bras de 2003 à 2012 réalisées pour des sténoses situées dans les 5 premiers centimètres après l’anastomose. Les délais avant la première sténose et avant resténose ont été analysés en fonction de l’âge, du sexe, du diabète, du type de néphropathie et des antécédents cardiovasculaires (infarctus du myocarde, revascularisation coronarienne, revascularisation des membres inférieurs, amputation des membres inférieurs, accident vasculaire cérébral). Résultats.– Nous avons retrouvé 64 angioplasties de sténoses postanastomotiques de fistules artérioveineuses natives à l’avant-bras. Les hommes représentaient 64,1 % des patients, les diabétiques 57,8 %. Les antécédents cardiovasculaires concernaient 57,8 % des patients. La néphropathie diabétique et vasculaire représentait 48,4 % des patients, les glomérulopathies non diabétiques 14,1 %, et la polykystose 6,3 %. La médiane avant resténose est de 5 mois. Nous n’avons retrouvé aucune association entre le délai de resténose et le sexe, le diabète, l’âge, le type de néphropathie, les antécédents cardiovasculaires et le délai avant la première angioplastie. Discussion et conclusion.– La médiane de survie après angioplastie d’une sténose post-anastomotique de fistule native à l’avant-bras est faible, ce qui serait un argument en faveur de la prise en charge chirurgicale de ces sténoses proximales. Nous n’avons pas retrouvé de facteur favorisant ces les resténoses, essentiellement en raison d’un manque de puissance. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2013.07.197 AD004

Facteurs de risque d’échec précoce des fistules artérioveineuses H. Alaoui , H. Bourrouhou , K. Alaoui Sekkouri , K. Alaoui Belghiti , G. Gassongo , C. El Maaroufi , H. Hanine , M. Arrayhani , T. Sqalli Houssaini Néphrolgie-dialyse-transplantation rénale, CHU Hassan-II, Fès, Maroc Introduction.– En hémodialyse, la gestion de l’accès vasculaire est un élément clé et critique. La fistule artérioveineuse (FAV) native est actuellement considérée comme l’accès vasculaire de premier choix en raison d’une incidence de complications plus faible, de sa fiabilité et de sa durabilité. Elle est néanmoins grevée d’un taux d’échecs précoces élevé compliquant la gestion planifiée des accès vasculaires. Le but de notre travail est de rechercher dans notre population d’hémodialysés chroniques des caractéristiques cliniques liées à la survenue d’un échec précoce. Patients et méthodes.– Les données concernant toutes les FAV réalisées chez les hémodialysés chroniques de notre centre d’hémodialyse ont été rétrospectivement collectées à partir des dossiers des patients. Un échec précoce était défini comme une non

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fonction primaire due à une thrombose précoce (< 1 mois) ou à une non maturation. Résultats.– Quatre-vingt-cinq HDC ont bénéficié de 122 FAV natives dont 73 % fistules distales et 27 % proximales. L’âge moyen de nos patients est de 50,5 ± 15,3 ans avec une ancienneté d’hémodialyse de 7,5 ± 4,6 ans. La néphropathie initiale était indéterminée dans 43,5 %, secondaire à la néphroangiosclérose chez 15 patients (17,6 % des cas) alors que la néphropathie diabétique n’était présente que dans 5,9 % des cas. Durant le suivi, 16 échecs précoces (13,1 %) sont survenus. L’analyse statistique a identifié le site distal comme facteur de risque d’échec précoce. Discussion et conclusion.– Notre série montre une incidence d’échecs précoces dans notre centre semblable à celle décrite dans la littérature (7 à 30 %). Ces échecs sont l’apanage des fistules radiocéphaliques qui restent néanmoins toujours le premier choix. Le diabète, l’âge avancé et l’obésité sont d’autres facteurs d’échec précoce rapportés dans la littérature mais non retrouvés dans notre série. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2013.07.198 AD005

Complications des fistules artérioveineuses chez les patients hémodialysés chroniques H. Alaoui , H. Bourrouhou , K. Alaoui Belghiti , K. Alaoui Sekkouri , G. Gassongo , C. El Maaroufi , H. Hanine , M. Arrayhani , T. Sqalli Houssaini Néphrolgie-dialyse-transplantation rénale, CHU Hassan-II, Fès, Maroc Introduction.– La fistule artérioveineuse (FAV) représente le tendon d’Achille du patient hémodialysé chronique (HDC). Ses complications sont lourdes de conséquences à la fois sur le plan médical et socioéconomique. L’objectif de notre travail est de préciser le type de FAV le plus souvent réalisé, d’étudier les complications liées à ces abords vasculaires et leur prise en charge (pec). Patients et méthodes.– Nous avons mené une étude rétrospective incluant tous les HDC de notre formation, ayant un suivi minimal de 12 mois afin d’analyser le type des FAV réalisées et relever les différentes complications précoces et tardives. Résultats.– Quatre-vingt-quatre HDC ont bénéficié de 121 FAV (1,45 ± 0,81 FAV), distale (72,7 %) et proximale (27,3 %). L’âge moyen de nos patients est de 49,6 ± 16 ans, avec un sex-ratio de 0,97. La néphropathie causale était diabétique chez 5,95 % de nos patients, hypertensive (16,67 %), tubulo-intertitielle (13 %), glomérulaire (11,9 %) et indéterminée dans 44 % des cas. La première FAV confectionnée était distale dans 84,5 % et proximale dans 15,5 % des cas, avec au moins une complication chez 52 % de nos patients, représentée par les thromboses (11,9 % précoces et 20 % tardives), les sténoses (4,7 %), l’infection (2,4 %). Un anévrisme et un hyperdébit étaient notés dans respectivement 9,5 % et 2,4 % des cas nécessitant la mise à plat de la FAV. Vingt-six pour cent de nos patients ont pu récupérer leur FAV. Dans le cas contraire une deuxième (25 patients), troisième (9 patients) ou quatrième FAV (4 patients) étaient nécessaires. Celles-ci ont connu des complications dominées par les thromboses précoces (18,6 %) ou tardives (21 %), et les anévrismes (18,6 %). Discussion et conclusion.– Les complications des FAV constituent la principale cause de morbidité chez l’hémodialysé chronique. Il est primordial de s’appliquer lors de leur création, et d’accorder le maximum d’attention lors de leur manipulation. Le nombre de thrombose dans notre série est plus élevé que celui des sténoses imposant la mise à niveau du programme de surveillance des FAV. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2013.07.199