Atteintes cardiaques au cours de la maladie de Behçet

Atteintes cardiaques au cours de la maladie de Behçet

Communications affichées / La Revue de médecine interne xxx (2008) S1–S125 les trois tuniques cardiaques pouvant être atteintes, l’atteinte de l’endoc...

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les trois tuniques cardiaques pouvant être atteintes, l’atteinte de l’endocarde est exceptionnelle. La biopsie endo-myocardique est souvent négative (spécificité 95 % et sensibilité 40 %) [2]. Conclusion.– Dans nos deux cas, malgré la corticosensibilité, la récupération de la FE est faible et l’atteinte cardiaque est classiquement rapportée en l’absence d’ANCA [3]. Références [1] Agard C, et al. Semin Arthritis Rheum 2007;36:386–91. [2] Caballero J, et al. Rev Esp Cardiol 1999;52:745–7. [3] Sablé-Fourtassou R, et al. Ann Intern Med 2005;143:632–8. doi:10.1016/j.revmed.2008.03.132 CA004 Myocardite révélant une périartérite noueuse. À propos d’une observation I. Ben Ghorbel, I. Kechaou, M. Smiti Khanfir, T. Larbi, A. Braham, M. Lamloum, M. Miled, M. Houman Service de médecine interne, centre hospitalo-universitaire de la Rabta, Tunis, Tunisie Introduction.– La survenue d’une myocardite inaugurale révélant une périartérite noueuse (PAN) est exceptionnelle et en notre connaissance une seule observation a été rapportée dans la littérature. Cas clinique.– Patient âgé de 46 ans ayant dans ses antécédents un ulcère duodénal opéré en 1993, hospitalisé pour bilan étiologique d’altération profonde de l’état général avec amaigrissement chiffré à 15 kg en six mois. L’examen clinique était sans anomalie. Il existait une anémie ferriprive à 6 g/dl, un syndrome inflammatoire biologique et une insuffisance rénale avec une clairance de la creatininémie à 17 ml/min. La fibroscopie digestive a montré une stomite congestive et ulcérée. L’échographie abdominale et pelvienne était sans anomalie. L’évolution était marquée par la survenue d’une détresse respiratoire en rapport avec un œdème aigu des poumons nécessitant une ventilation mécanique. Le diagnostic de myocardite a été porté devant les données électriques à l’ECG : tachycardie sinusale à 122 cycles par minute, hémibloc antérieur gauche, un bloc de branche droit incomplet, troubles de la repolarisation à type de lésion sous endocardique en latéro-inférieur, une cinétique enzymatique ascendante (CPK, LDH et troponines), les données échographiques avec une akinésie inférieur et du tiers basal du septum et une fonction systolique moyennement altérée avec une fraction d’éjection à 48 % et une coronarographie normale. La tomodensitométrie thoraco-abdominale, réalisée dans le cadre du bilan d’amaigrissement a montré un infarctus splénique et rénal droit associé à des anévrismes des artères spléniques, hépatiques et mésentériques supérieures. L’électromyogramme a révélé une mono-neuropathie multiple et la biopsie neuromusculaire une neuropathie axonale en rapport avec une vascularite. Le diagnostic de périartérite noueuse a été retenu devant l’association d’un amaigrissement, vascularite des vaisseaux de moyens calibres avec anévrismes et throm-

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boses, infarctus rénal et splénique, neuropathie axonale et d’une insuffisance rénale. Les ANCA étaient absents. Résultats.– Il a été traité par des corticoïdes per os à la dose de 1 mg/kg par jour pendant deux mois puis diminution progressive des doses associées à du cyclophosphamides en bolus intraveineux. L’évolution a été marquée par une nette amélioration sur le plan général avec prise de poids de 18 kg, l’amélioration de la fonction rénale et la persistance des anévrismes. Conclusion.– Il s’agit d’une forme exceptionnelle révélée par une myocardite et caractérisée par la présence de multiples anévrismes artériels et infarctus viscéraux. Bien que rare, une myocardite peut révéler une PAN d’où l’intérêt de l’évoquer systématiquement. doi:10.1016/j.revmed.2008.03.133 CA005 Atteintes cardiaques au cours de la maladie de Behc¸et A. Hatri Service de médecine interne, clinique A, Kehal-Elbiar, Alger, Algérie Introduction.– L’atteinte cardiaque est rare au cours de la maladie de Behc¸et (M.B). Sa prévalence varie de 1 à 6 % dans les séries cliniques. Elle est dominée par l’atteinte péricardique qui est retrouvée dans 20 à 40 % des cas. L’atteinte myocardique vient en deuxième position avec une fréquence de 10 à 30 % selon les différentes séries necropsiques. L’atteinte endocardique est plus souvent aortique que mitrale ou tricuspide : une trentaine de cas ont été publiés dans le monde : les végétations n’ont été qu’exceptionnellement observées. Patients et méthodes.– Nous rapportons à travers ce poster les observations de deux patients présentant une maladie de Behc¸et avec atteinte endomyocardique. Observation.– Le premier patient est âgé de 23 ans. Il a été hospitalisé pour suspicion d’endocardite bactérienne. Le diagnostic d’atteinte cardiaque en rapport avec une maladie de Behc¸et à été posé sur des données anatomopathologiques après biopsie endomyocardique faite lors d’une cure chirurgicale de sa valvulopathie. Le tableau de la maladie de Behc¸et s’est complété au cours de son hospitalisation. L’autre patient est âgé de 32 ans. Il a été admis pour prise en charge d’un angiobehc¸et. La localisation cardiaque de sa maladie a été évoqué après la découverte d’une masse ventriculaire droite à l’échographie trans- œsophagienne (ETO) mesurant 29 mm de diamètre confirmée par l’IRM cardiaque. Discussion.– Pour le premier cas, il s’agit bien d’une fibrose endomyocardique prouvée par l’étude anatomo-pathologique de l’endocarde. pour le second cas, un mois après l’institution d’un traitement par corticoïdes et méthotrexate : à quelques jours de la cure chirurgicale prévue, un contrôle ETO révèle la disparition totale de la masse. Différentes hypothèses sont discutées. Conclusion.– L’atteinte cardiaque au cours de la maladie de Behc¸et est très rarement décrite dans les séries cliniques. Elle est beaucoup plus fréquente dans les études necropsiques.

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Il serait intéressant d’apprécier sa fréquence dans une étude prospective. doi:10.1016/j.revmed.2008.03.134

Références [1] Lewin S, et al. Am J Med 2000;86:98–100. [2] Slanetz PJ. AJR Am J Roentgenol 1998;171:1307–9. doi:10.1016/j.revmed.2008.03.135

CA006 L’insuffisance cardiaque : une cause d’adénopathies médiastinales M. Delville a , L. Revault b , D. Attias b , J. Prinseau a , A. Baglin a , T. Hanslik a a Service de médecine interne et néphrologie, hôpital AmbroiseParé, Boulogne-Billancourt, France b Service de cardiologie, hôpital Ambroise-Paré, BoulogneBillancourt, France Introduction.– La sémiologie radiologique des diverses pathologies intrathoraciques a été décrite hors du contexte de l’insuffisance cardiaque décompensée. Les altérations pouvant être attribuées à l’insuffisance cardiaque sont ainsi mal caractérisées. Cas clinique.– Un homme de 56 ans était hospitalisé pour une dyspnée et une anasarque évoluant depuis plusieurs semaines. Outre les signes de surcharge hydrosodée, l’examen retrouvait une arythmie en rapport avec une fibrillation auriculaire et une hypertension artérielle connue de longue date mais non traitée. Le tableau était celui d’une insuffisance cardiaque en rapport avec une cardiopathie hypertensive et rythmique. Résultats.– Un scanner thoracique effectué à l’arrivée aux urgences confirmait un épanchement pleural bilatéral et péricardique de moyenne abondance. On notait également de multiples adénopathies médiastinales dont certaines atteignaient plusieurs centimètres de diamètre. Aucune étiologie inflammatoire, infectieuse ou tumorale n’est retrouvée. Avec le seul traitement diurétique, les signes congestifs disparaissent. Le contrôle du scanner thoracique effectué un mois plus tard montrait une diminution franche de la taille et du nombre des adénopathies. Discussion.– Chez des sujets présentant une insuffisance cardiaque décompensée, le scanner thoracique peut montrer des adénopathies médiastinales supracentimétriques dans 35 à 54 % des cas, de localisations multiples (précarénaires, prétrachéales, paratrachéales, prévasculaires et sous-carénaires). La taille des adénopathies n’excéderait pas deux centimètres. Leur évolution dans le temps est mal connue, leur disparition après la correction de l’insuffisance cardiaque a été rapportée. L’analyse histologique, effectuée pour trois patients, retrouvait un infiltrat histiocytaire réactionnel. Conclusion.– L’insuffisance cardiaque décompensée peut s’accompagner d’adénopathies médiastinales. En l’absence de signes orientant vers une pathologie inflammatoire, infectieuse ou tumorale, il est possible de surseoir à des investigations supplémentaires en attendant la correction des signes congestifs. Une surveillance clinique et radiologique attentive doit alors être mise en place [1,2].

CA007 Étiologies des accidents vasculaires du sujet jeune : expérience d’un service de médecine interne D. Mesloub a , D. Hakem a , N. Ouadahi a , D. Bensalah a , L. Stoff b , B. Mansouri b , A. Berrah a a Service de médecine interne, CHU Bab-El-Oued, Alger, Algérie b Service de radiodiagnosic, CHU Bab-El-Oued, Alger, Algérie Introduction.– Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) du sujet jeune mettent le pronostic vital immédiat en jeu et sont source d’handicap physique. Ils constituent un problème majeur de santé publique non seulement par la fréquence qui ne cesse d’augmenter mais aussi par la multitude des affections qui les génèrent, expliquant les difficultés d’une prévention primaire. Objectif.– Revoir les différentes étiologies d’AVC chez les sujets moins de 45 ans à travers un recrutement de patients vus en médecine interne. Patients et méthodes.– Étude rétrospective sur une période 2004–2007. Tous les patients bénéficient d’une imagerie cérébrale (TDM et/ou IRM) précisant la nature et la topographie de l’AVC. D’autres examens à visée étiologique sont dictés par le contexte clinique : bilan de thrombophilie (antiphospholipides, déficit en protéines de la coagulation. . .), estimant les facteurs de risques cardiométaboliques (FRCM) (glycémie, bilan lipidique, homocystéinémie, etc.), ECG, voire holter ECG, échocardiodoppler transthoracique, voire transœsophagien, écho-doppler carotidien, etc. Ne sont pas inclus les infarctus veineux secondaires à une thrombose veineuse cérébrale (TVC), les AVC associés aux néoplasies et au syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Résultats.– Vingt et un patients colligés, sex-ratio 0,5 (14 F/7 H), âge moyen 34 ans (16–44), dix malades ont des facteurs de risque cardiovasculaires : HTA (cinq), diabète type 2 (deux), dyslipidémie (trois) et intoxication tabagique (deux). L’imagerie (TDM et IRM cérébrales) sont concluantes dans 100 % (17 TDM/six IRM) ; le lobe pariétal (11) est la topographie la plus souvent rencontrée. Les étiologies associées aux AVC sont les affections dysimmunitaires : lupus systémique aigu (LES) (quatre) associé à un APL (trois), syndrome de Sharp (un), maladie de Behc¸et (deux), SAPL primitif (un), endocardite infectieuse et Libmnan Sacks (deux) et une maladie de Takayashu (un). Une thrombophilie est incriminée (trois) et un syndrome myéloprolifératif (un). Les valvulopathies thrombogènes sont retrouvées chez cinq patients, soit 42 % (foramen ovale perméable, sténose mitrale, endocardite sur IAO, endocardite de Libman Sacks). Une sténose athéromateuse des carotides est rencontrée trois fois. Les étiologies sont intriquées (athérosclérose, association de nombreux FRCV et maladies systémiques et/ou hémopathies. . .). Sur le plan thérapeutiques les anticoagulants sont prescrits dans 81 % des cas. L’évolution

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