Connaissance des facteurs de risque du cancer du sein chez les étudiants en médecine de Casablanca

Connaissance des facteurs de risque du cancer du sein chez les étudiants en médecine de Casablanca

EPICLIN 2017 Saint-E´tienne, 17–19 mai 2017 / Revue d’E´pide´miologie et de Sante´ Publique 65S (2017) S91–S104 P29 Soutien social perc¸u en fin de g...

205KB Sizes 49 Downloads 520 Views

EPICLIN 2017 Saint-E´tienne, 17–19 mai 2017 / Revue d’E´pide´miologie et de Sante´ Publique 65S (2017) S91–S104 P29

Soutien social perc¸u en fin de grossesse Z. Serhier a,b,*, M. Mourabih c, M. Jallal a, M. Bouhaji a, M. Bennani Othmani a,b a Laboratoire d’informatique me´dicale, faculte´ de me´decine et de pharmacie, universite´ Hassan II, Casablanca, Maroc b Laboratoire neurosciences cliniques et sante´ mentale, Casablanca, Maroc c Service de gyne´cologie-obste´trique, CHU Ibn Rochd, universite´ Hassan II, Casablanca, Maroc *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (Z. Serhier) Introduction Le soutien social a des effets be´ne´fiques sur la sante´, il diminuerait le risque de de´pression pre´natale. L’objectif de l’e´tude e´tait de de´crire le soutien social perc¸u en fin de grossesse chez une population de parturiente a` Casablanca. Me´thodes Il s’agit d’une e´tude transversale re´alise´e en 2016 chez les parturientes ayant accouche´ a` la maternite´ du centre hospitalier universitaire de Casablanca durant le mois d’avril. Le support social a e´te´ mesure´ a` l’aide de la version courte du « Social Support Questionnaire » SSQ6 qui e´value la disponibilite´ de l’entourage des parturientes et la satisfaction par rapport au soutien rec¸u. Deux scores ont e´te´ calcule´ le SSQ-N qui repre´sente la moyenne du nombre de personnes disponibles pour les diffe´rents items et le SSQ-S qui est la moyenne du degre´ de satisfaction du soutien rec¸u pour les diffe´rents items. SSQ-N varie de 1a` 9 et le SSQ-S varie de 1 a` 6. La comparaison des scores selon les caracte´ristiques des parturientes a e´te´ re´alise´e par le test de Kruskal Wallis. Re´sultats La moyenne d’aˆge des 116 participantes e´tait de 28,9 ans avec un e´cart-type (ET) de 5,8 ans. La moyenne du nombre de personne disponibles e´tait de 1,4 (ET = 0,7) et la moyenne du score SSQ-S e´tait de 4,6 (ET = 1,3). Les personnes les plus cite´es e´taient le mari (53 %) et la me`re (39 %). Les deux scores e´taient significativement associe´s au statut matrimonial ( p = 0,001) et le score SSQ-N e´tait associe´ e´galement au niveau d’e´tude ( p = 0,006). Conclusion Le soutien social perc¸u au-cours de la grossesse e´tait assez satisfaisant. Les femmes marie´es et celle d’un niveau e´ducationnel e´leve´ e´taient mieux soutenues. Mots cle´s Soutien social ; Grossesse De´claration de liens d’inte´reˆts Les auteurs de´clarent ne pas avoir de liens d’inte´reˆts. http://dx.doi.org/10.1016/j.respe.2017.03.119 P30

Connaissance des facteurs de risque du cancer du sein chez les e´tudiants en me´decine de Casablanca Z. Serhier a,b,*, K. Bendahhou c, H. Berahou a, M. Jallal a, M. Bennani Othmani a,b a Laboratoire d’informatique me´dicale, faculte´ de me´decine et de pharmacie, universite´ Hassan II, Casablanca, Maroc b Laboratoire neurosciences cliniques et sante´ mentale, Casablanca, Maroc c Registre des cancers du grand Casablanca, Maroc *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (Z. Serhier) Introduction Le cancer du sein est le cancer le plus fre´quent chez la femme. Sa pre´vention ne´cessiterait une bonne connaissance des facteurs de risques (FR). Les e´tudiants en me´decine, futurs me´decins, auront un roˆle important dans l’e´ducation pour la sante´ et le de´pistage pre´coce. L’objectif e´tait d’e´valuer l’e´tat de connaissance des FR du cancer du sein chez les e´tudiants en me´decine a` Casablanca et de´crire les principales sources d’information. Me´thodes Une e´tude transversale a e´te´ re´alise´e en novembre 2016 chez les e´tudiants de la faculte´ de me´decine et de pharmacie de Casablanca. Le questionnaire comportait une liste de vingt facteurs dont des FR du cancer du sein. Re´sultats Le nombre de participants e´tait 439, la moyenne d’aˆge e´tait 20,9 ans (Ecart-type = 2,1), 58 % e´taient de sexe fe´minin et 41,7 % e´taient en

S103

premier cycle. La moitie´ des e´tudiants (50,3 %) ont de´clare´ connaitre les FR du cancer du sein. La moyenne des re´ponses justes e´tait 10,6 (Ecarttype = 2,9). Environ 75 %, 65 % et 39 % respectivement avaient reconnu le fait d’avoir un cas similaire parmi les proches de premier degre´, le traitement hormonal substitutif et la me´nopause tardive comme FR. Les sources d’informations e´taient principalement les me´dias 25 %, le Net 24 % et la faculte´ a e´te´ cite´e par 7,7 % des e´tudiants. Les e´tudiants ayant un proche atteint d’un cancer avaient une moyenne de nombre de re´ponse juste plus e´ leve´e (11,42 (Ecart-type = 2,81) versus 10,26 (Ecart-type = 2,77) ; p < 0,001). Conclusion La connaissance des FR du cancer du sein e´tait le´ge`rement faible chez les e´tudiants en me´decine de Casablanca et la faculte´ de me´decine ne constituait pas une source principale d’information. Ceci montre la ne´cessite´ d’une adaptation du programme aussi bien au niveau des cours magistraux qu’au niveau des stages hospitaliers. Mots cle´s Facteurs de risque ; Connaissance ; Cancer du sein ; E´tudiant en me´decine De´claration de liens d’inte´reˆts Les auteurs de´clarent ne pas avoir de liens d’inte´reˆts. http://dx.doi.org/10.1016/j.respe.2017.03.120 P31

Re´emergence du paludisme a` Ankazobe, sur les Hautes Terres Centrales de Madagascar C. Tisserand a,b,*, E. Ravaoarisoa a, V. Andrianaranjaka a, R. Raherinjafy a, E. Noro Raholimalala a, J.-M. Rakondramanga a, A. Randriamoramanana a, T. Andriamiandranoro a, M. Jahevitra a, S. Razanatsiorimalala a, S. Rakotomanga c, M. Randrianarivelojosia a,* a

Institut Pasteur de Madagascar, 101, Antananarivo, Madagascar E´cole Polytechnique universitaire, Lyon, France c Direction re´gionale de la sante´, Analamanga, Madagascar *Auteurs correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (M. Randrianarivelojosia) b

Introduction Apre`s la dernie`re l’e´pide´mie du paludisme des anne´es 1980, la transmission du paludisme persistait sur les hautes terres centrales de Madagascar (HTC) a` plus de 1000 m d’altitude jusqu’en 2005. Depuis 2006, l’aspersion intradomiciliaire de pyre´thrinoı¨des et la prise en charge des cas par la combinaison the´rapeutique a` base de de´rive´s d’arte´misinine (ACT) ont permis de controˆler le paludisme sur les HTC. Les campagnes de lutte n’e´tant pas continues, une augmentation de nombre de cas de paludisme vus dans les centres de sante´ des HTC est note´e par endroit apre`s 2011. Me´thode Afin de comprendre ce retour de paludisme, nous avons re´alise´ deux enqueˆtes transversales en population en mars 2014 et mai 2015 dans huit hameaux de la commune de Mangasoavina, en appui au service de sante´ de district d’Ankazobe a` 1177 m d’altitude. Pour chaque villageois consentant, la de´tection de l’infection plasmodiale a e´te´ effectue´e sur site par le test de diagnostic rapide du paludisme (RDT). Une goutte e´paisse a e´te´ confectionne´e, colore´e au GIEMSA et examine´e pour la recherche d’he´matozoaires. Des e´chantillons de sang ont e´te´ collecte´s sur papier buvard et la PCR en temps re´el a e´te´ re´alise´e pour la de´tection de Plasmodium. Un questionnaire ad hoc a e´te´ utilise´ pour collecter des informations sur les villageois. Re´sultats Au total, 940 villageois ont accepte´ de participer aux deux enqueˆtes. Les donne´es ont e´te´ enregistre´es avec une double saisie. Quatorze dossiers incomplets (1,5 %) ont e´te´ exclus de l’analyse. Les donne´es ont e´te´ analyse´es en utilisant le logiciel R. L’infection plasmodiale correspond a` un RDT positif ou une recherche d’he´matozoaires positive ou une PCR positive. La pre´valence de l’infection plasmodiale a e´te´ de 18,7 % (IC95 % : 15,4– 22,3 % ; n = 514) et de 39,5 % (IC95 % : 34,8–44,5 % ; n = 412) en 2014 et en 2015 respectivement ; 98 % des villageois infecte´s n’ont pas quitte´ leur zone d’habitation habituelle ou ne sont pas sortis du district au cours des 12 derniers mois ; 40 % (152/376) des enfants en aˆge scolaire (5 a` 14 ans) ont e´te´ infecte´s et 59 % (151/258) des personnes infecte´es ont e´te´ des enfants aˆge´s de 5 a` 14 ans. L’analyse multivarie´e a permis de mettre en e´vidence la corre´lation entre l’infection plasmodiale et la fie`vre ou alle´gation de fie`vre pendant les deux dernie`res semaines (OR = 3,8 ; IC95 % : 2,6–5,5 ; p < 0,001).