Déroulement de la grossesse au cours des maladies auto-immunes

Déroulement de la grossesse au cours des maladies auto-immunes

La Revue de médecine interne 32S (2011) S99–S191 Communications affichées Posters : médecine interne et grossesse CA001 Déroulement de la grossesse ...

213KB Sizes 1 Downloads 300 Views

La Revue de médecine interne 32S (2011) S99–S191

Communications affichées

Posters : médecine interne et grossesse CA001

Déroulement de la grossesse au cours des maladies auto-immunes A. Ben-Rejeb , K. Ben-Abdelghani , L. Souabni , S. Chekili , S. Belhaj , S. Kassab , A. Laatar , L. Zakraoui Rhumatologie, hôpital Mongi Slim la Marsa, Tunis-Tunisie, Tunisie Introduction.– La grossesse chez les femmes ayant une maladie auto-immune est un sujet d’importance puisque d’une part celleci peut influencer l’activité de certaines maladies, et d’autre part la maladie elle-même peut retentir sur le devenir de la grossesse. Le but de ce travail était d’abord de rapporter le déroulement de grossesses chez des femmes suivies pour différentes maladies autoimmunes, et ensuite de décrire le devenir de ces grossesses et l’évolution de ces pathologies en post-partum. Patients et méthodes.– Étude rétrospective incluant les dossiers de 20 patientes suivies dans le service de rhumatologie pour une maladie auto-immune et ayant eu une grossesse au cours de leur maladie. Neuf patientes étaient suivies pour une polyarthrite rhumatoïde (PR), quatre patientes souffrant d’un lupus érythémateux systémique (LES) associé à une thyroïdite auto-immune dans un cas, trois suivies pour une spondylarthropathie, deux patientes avec une sclérodermie systémique (SS), une patiente atteinte d’un syndrome de Sharp et une patiente avec une polymyosite. Résultats.– L’âge moyen de nos patientes était de 34 ans [28–37] avec une ancienneté de la maladie de 5,5 ans en moyenne lors de la survenue de la grossesse. Elle était non programmée chez 13 d’entre-elles avec arrêt des thérapeutiques tératogènes respectant les délais nécessaires. La grossesse était survenue sous corticoïdes dans six cas, sous antipaludéens de synthèse dans quatre cas, sous antithyroïdiens de synthèse, D-penicillamine, méthotrexate, colchicine, anti-inflammatoire non-stéroïdiens et infliximab chacun dans un cas. Une enquête de pharmacovigilance a été menée chez cinq patientes, indiquant une surveillance échographique fœtale rapprochée. Trois patientes ont présenté une poussée de leurs maladies (un cas de LES et deux cas de PR) au cours de la grossesse, qui ont été jugulées par une faible dose de corticoïdes. La grossesse a été menée à terme dans 15 cas. Deux fausses couches ont été observées chez deux patientes suivies pour PR et deux interruptions thérapeutiques de grossesse ont été indiquées pour trisomie 21 (patiente suivie pour PR) et pour des chiffres tensionnels élevés (patiente suivie

0248-8663/$ – see front matter

pour LES). Une patiente a été perdue de vue. Aucune malformation n’a été notée chez les nouveau-nés notamment pour la grossesse survenant sous méthotrexate et infliximab. Deux cas d’hypotrophie avaient été notés chez deux patientes souffrant de PR. En post-partum, deux patientes ont présenté une poussée systémique de leurs maladies (un cas de SS et un cas de PR). Conclusion.– La grossesse au cours des maladies systémiques peut se dérouler sans risque en l’absence d’atteinte viscérale grave comme c’est le cas de notre série. Cette situation nécessite un travail d’équipe associant les cliniciens prenant en charge ces maladies et les obstétriciens afin d’améliorer le devenir de ces grossesses, en évitant les complications propres de la maladie. doi:10.1016/j.revmed.2011.03.128 CA002

Risques et pronostic des grossesses lupiques : à propos d’une série de 24 patientes Y. Sekkach , A. El. Khattabi , M. Elqatni , J. Fatihi , S. Hammi , M. Badaoui , F. Mekouar , N. Elomri , T. Amezyane , A. Abouzahir , D. Ghafir Médecine interne-B, hôpital militaire d’instruction Mohamedv, Rabat, Maroc Introduction.– Même si son pronostic a été transformé au fil des années, toute grossesse lupique est une grossesse à risque. L’objectif de notre expérience menée en consultation de médecine interne était d’évaluer le pronostic de ces grossesses chez les femmes lupiques et leur influence sur l’évolution de la maladie lupique. Patients et méthodes.– C’est une étude rétrospective qui incluait, entre janvier 2001 et avril 2009, 26 grossesses chez 24 patientes lupiques qui répondaient toutes aux critères de l’Américan College of Rheumathology. Résultats.– Seize patientes parmi notre série étaient primigestes et le délai moyen entre la grossesse et l’apparition des premiers symptômes de la maladie était de 25 mois. Quatorze grossesses avaient été programmées avec un délai de quiescence de six mois. Dix grossesses avaient été déclenchées. Sept césariennes avaient été pratiquées. Toutes les grossesses aboutissaient à des naissances vivantes. Le poids moyen de naissance avait été de 2500 g. Sept patientes dont quatre avec d’authentiques néphropathies avaient présenté une poussée de leur maladie en cours de leur grossesse, dominée essentiellement par une reprise ou une accentuation des symptômes cutanés et articulaires. Aucun cas de prééclampsie n’avait été signalé. Le traitement consistait en une