Efficacité du tocilizumab dans le syndrome H, un cas clinique

Efficacité du tocilizumab dans le syndrome H, un cas clinique

Posters prise en charge. L’intérêt du diagnostic moléculaire réside dans la prise en charge précoce des patients à la phase préclinique, mais aussi le...

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Posters prise en charge. L’intérêt du diagnostic moléculaire réside dans la prise en charge précoce des patients à la phase préclinique, mais aussi le dépistage des porteurs asymptomatiques, pour diminuer la fréquence d’hétérozygotie et l’incidence du XP par un planning familial ciblé. Mots clés Diagnostic moléculaire ; Mutation récurrente ; Xeroderma pigmentosum ; XPC XPA Annexe A Matériel complémentaire Le matériel complémentaire accompagnant la version en ligne de cet article est disponible en ligne sur : https://doi.org/10.1016/ j.annder.2019.09.387. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. 夽

Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder. 2019.09.387.

A247 tiellement exprimés en B-DPC versus NB-DPC sont impliqués dans les voies de signalisation inflammatoire. Alors que ceux surexprimés, communs et différentiellement exprimés en NB-DPC versus B-DPC, sont impliqués dans les processus d’adhésion cellulaire. Conclusion En résumé, les sphères de DPC et leur co-culture avec ASCs semblent avoir un profil plus inductif de folliculogénèse que les DPC en culture 2D. Le modèle de co-culture semble restaurer certains traits moléculaires propres au derme papillaire intact dans les lignées immortalisées mieux que la culture 3D. Mots clés Alopécie androgénique ; Cellules souches ; Derme papillaire Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.annder.2019.09.388 P223

https://doi.org/10.1016/j.annder.2019.09.387

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P. Hamann ∗ , T. de Risi-Pugliese , P. Senet , A. Barbaud , C. Frances Dermatologie, hôpital Tenon, Paris, France

Différence de signature génétique moléculaire des cellules du derme papillaire entre le cuir chevelu alopécique et le cuir chevelu non alopécique dans les cultures cellulaires bidimensionnelle, tridimensionnelle et co-culture avec les cellules souches mésenchymateuses dérivées des adipocytes R. Borhan 1,∗,2 , J. Lee 1 , G. Youssef 1 , A. Bensussan 2 , M. Philpott 1 Centre for cell biology and cutaneous research, Blizard Institute, London, Royaume-Uni 2 Centre de recherche sur la peau, Inserm 976, hôpital Saint-Louis, Paris, France

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Introduction L’alopécie androgénique affecte la zone frontale et le vertex. Les cellules du derme papillaire (DPCs) perdent leurs propriétés régénératives in vitro en culture bidimensionnelle (2D). Il a été récemment démontré que la structure tridimensionnelle (3D) des DPCs peut restaurer 22 % de la signature génétique moléculaire du derme papillaire intact. Cette étude compare la différence d’expression génétique du DP entre les cuirs chevelus alopécique et non alopécique et leurs variations en culture 2D, 3D et co-culture avec les cellules souches dérivées des adipocytes (ASCs). Matériel et méthodes Deux lignées de cellules immortalisées du cuir chevelu alopécique (B-DPC) et du cuir chevelu non alopécique (NB-DPC) ont été établies par notre équipe. Elles présentent respectivement 75 % et 65 % de signatures moléculaires de DP. Nous avons étudié si la culture 3D et la co-culture avec ASCs peuvent augmenter l’expression des marqueurs de folliculogenèse. La culture 2D et les sphères ont été créées de chaque lignée, suivies de l’analyse génétique par séquenc ¸age ARN (alignement 98 %, 14 millions lde ectures) et l’analyse par logiciel Panther. Résultats Les deux lignées immortalisées ont montré une augmentation de certains marqueurs de folliculogénèse en 3D comparés à 2D, comme WNT5A et FGF7. Cependant, l’augmentation de ces marqueurs est plus notable en co-culture avec ASCs qu’en 3D seule. L’expression de DKK1 (inhibiteur de la voie de signalisation Wnt) est fortement diminuée en 3D et co-culture comparée à 2D. Il a été précédemment démontré que l’expression de DKK1 diminue dans les sphéroïdes et nos résultats confirment ce fait. Contrairement aux DPC en culture 2D, le DPC intact est trichogénique. Certains gènes présents en DP intact sont seulement sont surexprimés en co-culture avec ASCs et non pas en 3D comme COL23A1, PTGS1, MEGF10 ans RASD1. Les gènes surexprimés, communs et différen-

Introduction Le syndrome H est une maladie génétique rare autosomique récessive liée à la mutation du gène SLC29A3, codant pour un transporteur de nucléosides, caractérisée par des lésions cutanées hyperpigmentées et indurées, une hypertrichose, des rétractions articulaires, et de multiples manifestations systémiques possibles (hépatosplénomégalie, hypoacousie, anomalies cardiaques, diabète, hypogonadisme, retard staturopondéral) associées à un syndrome inflammatoire biologique. La biopsie cutanée montre une infiltration histiocytaire et plasmocytaire associée à une fibrose dermique profonde et du tissu adipeux. Nous rapportons ici le premier cas d’efficacité du tocilizumab (anti-IL6-R) dans le syndrome H chez l’adulte. Observation Une patiente de 34 ans, suivie pour un syndrome H diagnostiqué tardivement à l’âge de 28 ans, présentait des placards indurés hyperpigmentés inflammatoires et douloureux de la face interne de cuisses, des faces postérieures des jambes, du pubis et de la région lombaire, un syndrome inflammatoire chronique avec une CRP de base à 132 mg/L, une protéine SAA de base à 299 mg/L, une anémie inflammatoire à 9 g/dL, un dosage d’IL-6 à 47,9 pg/mL, et un retentissement fonctionnel important (asthénie, douleur). Le diagnostic était confirmé par la présence de la mutation SLC29A3. Un traitement par tocilizumab à la dose de 8 mg/kg en intraveineux a été introduit toutes les 4 semaines. Observation Un bénéfice fonctionnel a été noté dès la première perfusion, avec diminution de la fatigue et des caractères inflammatoire, douloureux et infiltré des lésions cutanées hyperpigmentées des membres inférieurs. Le syndrome inflammatoire biologique a considérablement diminué (CRP à 26 mg/L après 2 perfusions, SAA à 11 mg/L à 6 mois) et le taux d’hémoglobine a progressivement augmenté jusqu’à 11,3 g/dL à 7 mois. Un effet fin de dose a été noté, justifiant un rapprochement des perfusions toutes les 3 semaines puis toutes les 2 semaines. La diminution de l’infiltration et de la pigmentation cutanée se poursuit actuellement à 7 mois du début du traitement. Discussion Ces résultats encourageants viennent compléter 4 cas pédiatriques déjà publiés d’efficacité du tocilizumab chez des patients en échec notamment de méthotrexate, anti-TNFalpha, anakinra ou corticodépendants. Bien que les mécanismes physiopathologiques du syndrome H restent incertains, nous suggérons que le tocilizumab soit de premier recours dans le traitement des manifestations auto-inflammatoires ou cutanées de cette maladie génétique. Conclusion Le tocilizumab en monothérapie dans le syndrome H semble prometteur dans le contrôle des manifestations systémiques et cutanées.

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JDP 2019

Mots clés Interleukine 6 ; Sclérose cutanée ; SLC29A3 ; Syndrome H ; Tocilizumab Annexe A Matériel complémentaire Le matériel complémentaire accompagnant la version en ligne de cet article est disponible en ligne sur : https://doi.org/10.1016/ j.annder.2019.09.389. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. 夽 Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder. 2019.09.389.

présent dans près d’1/5 des cas correspond aux données de la littérature. Conclusion Cette étude permet de mettre en lumière des particularités phénotypiques, notamment palmoplantaires, qui pourraient donner des arguments supplémentaires pour le diagnostic clinique de NF1, de fac ¸on précoce. Nous confirmons des similitudes phénotypiques chez des patients partageant des anomalies d’une même voie de signalisation. Mots clés Neurofibromatose de type 1 ; Phénotype ; RASopathies Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.annder.2019.09.390

https://doi.org/10.1016/j.annder.2019.09.389 P225

Étude génétique XPC et XPA des patients atteints de xeroderma pigmentosum d’une population marocaine

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Étude descriptive des manifestations dermatologiques des autres RASopathies au cours de la neurofibromatose de type 1 Monitor 1,∗ ,

Allado 2 ,

Leheup 3 ,

Schmutz 1 ,

L. Rouyer E. B. J.-L. A.-C. Bursztejn 1 1 Dermatologie 2 Rhumatologie 3 Génétique clinique, CHRU de Nancy, Vandœuvre-Lès-Nancy, France

Introduction La neurofibromatose de type 1 (NF1) est une maladie génétique fréquente (incidence : 1/3500) qui possède une expressivité variable. Elle fait partie d’un ensemble d’affections génétiques regroupées sous le terme de RASopathies et comprenant syndrome cardiofaciocutané (CFC), syndrome de Costello, syndrome LEOPARD, syndrome de Légius et syndrome de Noonan. Toutes présentent avec une fréquence et une intensité variable les signes suivants : dysmorphie faciale, retard de croissance, déficience intellectuelle, malformation cardiaque, manifestations dermatologiques et parfois prédisposition aux tumeurs solides ou hémopathies. En raison de formes de NF1 associées au phénotype du syndrome de Noonan, et puisque les voies de signalisation sont communes pour les RASopathies, on peut s’interroger sur l’existence de signes d’autres RASopathies au cours de la NF1. Matériel et méthodes Cette étude prospective descriptive et monocentrique évaluait les manifestations dermatologiques présentes chez les patients atteints de NF1 consultant dans le service de dermatologie du centre hospitalier régional universitaire de Nancy. Un examen clinique standardisé, basé sur un formulaire de recueil de données cliniques établi après revue de la littérature des manifestations dermatologiques des RASopathies, était effectué pour chaque patient. Des photographies des lésions étaient réalisées après accord écrit du patient. Résultats Entre août 2018 et mai 2019, 90 patients étaient inclus. La très grande majorité avaient les signes classiques de NF1 : 95,5 % (84/89) avaient des taches café-au-lait, 93,5 % (87/90) des lentigines et 72 % (67/90) des neurofibromes, dont 34,3 % (23/67) au moins un neurofibrome plexiforme. Nous avons également constaté que 46,7 % (42/90) avaient des plis palmoplantaires profonds, 12,2 % (11/90) une peau palmoplantaire épaissie et plissée et 15,6 % (14/90) une peau d’aspect velouté. Parmi les signes dermatologiques subjectifs, 18,9 % (17/90) des patients rapportaient un prurit cutané et 11,2 % (10/89) signalaient une hyperhidrose. Enfin, 10 % (9/90) présentaient une dysmorphie faciale similaire à celle du syndrome de Noonan. Discussion Au cours de cette étude, nous avons constaté, comme dans le CFC et le syndrome de Costello, des plis palmoplantaires profonds dans près de la moitié des cas de NF1. L’aspect palmoplantaire épaissi et plissé semble être un phénotype récurrent et jusqu’à présent peu décrit dans la NF1. Le prurit cutané

A. Rasso 1,∗ , H. Baybay 1 , N. Aqil 1 , S. Elloudi 1 , Z. Douhi 1 , L. Bouguenouch 2 , F.Z. Mernissi 1 1 Dermatologie 2 Génétique, CHU Hassan II, Fès, Maroc Introduction Le xeroderma pigmentosum (XP) est une maladie héréditaire rare, caractérisée par une hypersensibilité aux rayons UV due à des altérations de la voie de réparation par excision de nucléotides (NER). Les mutations des gènes XPA et XPC sont les plus fréquentes dans les pays d’Afrique du nord. Notre objectif était d’effectuer une étude moléculaire chez les patients atteints du XP suivis dans notre région du nord-est marocain afin de déterminer leur profil génétique. Matériel et méthodes Nous avons exploré la mutation non-sens (c.682C> T, p.Arg228X) siégeant au niveau du gène XPA, et une délétion de deux paires de bases (c.1643 1644delTG ou p.Val548Ala fsX25) au niveau du gène XPC par la technique de biologie moléculaire PCR-séquenc ¸age. Par la suite, on a analysé la relation entre les mutations trouvées et les particularités symptomatiques et évolutives. Résultats Au décours de notre travail, les altérations des deux gènes XPA et XPC responsables de la maladie xeroderma pigmentosum dans un échantillon de 24 cas index appartenant à 22 familles non apparentées ont été caractérisées, révélant 14 cas de patients XPC et 6 cas XPA. L’étude de la corrélation entre le génotype et le phénotype dans notre étude a mis en évidence que l’atteinte neurologique était significativement plus fréquente chez les patients XPA et que ces patients XPA développaient plus précocement les tumeurs cutanées malignes par rapport aux patients XPC. Discussion Le xeroderma pigmentosum est une génodermatose rare dont le mode de la transmission est autosomique récessif. Des mutations des gènes XPC, XPD et XPA sont responsables des formes les plus fréquentes de XP en Europe, en Afrique du Nord, au Japon et aux États-Unis, rendant compte d’environ 90 % des cas dans le monde. Au Maroc, la prévalence du XP est d’environ 1/80 504, supérieure à celles observées en Europe et aux États-Unis, en raison d’un taux de consanguinité élevé dans notre population. Dans notre étude, les mutations des gènes XPC et XPA sont trouvées chez 70 % de nos malades, ce qui rejoint les données de la littérature. La prévalence de tumeurs cutanées malignes est plus élevée chez les patients XPC par rapport aux patients XPA. Conclusion Dans le cadre de notre travail, nous avons une fréquence élevée de mutations du gène XPC puis du gène XPA. Cela peut constituer un nouvel outil de diagnostic précoce pour tous les nouveau-nés, afin d’instaurer des mesures de photoprotection avent les manifestations cliniques.