Facteurs de risque des formes compliquées de spondylodiscites brucelliennes

Facteurs de risque des formes compliquées de spondylodiscites brucelliennes

e Journées nationales d’infectiologie / Médecine et maladies infectieuses 47S (2017) S25–S27 3 CHU, Nantes, Nantes, France CHU, Bordeaux, Bordeaux,...

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Journées nationales d’infectiologie / Médecine et maladies infectieuses 47S (2017) S25–S27

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CHU, Nantes, Nantes, France CHU, Bordeaux, Bordeaux, France 5 CH, Roubaix, Roubaix, France 6 Hospices Civils de Lyon, Lyon, France 7 Institut Curie, Paris, France 4

Introduction La prise en charge des infections à clostridium difficile (ICD) a largement évolué dans les 5 dernières années avec la réalisation de nouvelles recommandations par la société européenne de microbiologie clinique et de maladies infectieuses (ESCMID). Le réseau national DIFTEC est un réseau destiné à évaluer les pratiques diagnostiques et thérapeutiques au cours des ICD. Le but de ce travail est de faire un premier état des lieux de la prescription réalisée par les praticiens lors de la survenue d’une ICD en utilisant les données du réseau DIFTEC. Matériels et méthodes Données issues de l’outil DIFTEC. Résultats Sur un total de 17 centres, 214 épisodes d’ICD ont été inclus (181 premiers épisodes, 20 récidives et 13 multirécidives). Le nombre d’ICD associées aux soins représentait 78 % des cas (166/214). La répartition par service a permis de montrer que 15 % des cas survenaient en gastro-entérologie, 12 % en gériatrie aiguë et 9 % en maladies infectieuses. L’âge moyen était de 71 (±19 ans) avec un sexe ratio H/F à 0,79. Une antibiothérapie concomitante était retrouvée dans 53 % des cas. Sur les 214 épisodes, 58 % étaient de gravité légère à modérée, 37 % étaient sévères, 1 % compliqués (3 % non classés). Concernant les récidives, 20/6/3/2/2 patients ont présenté respectivement 1/2/3/4/5 récidives. De fac¸on globale, la prise en charge thérapeutique a reposé sur le métronidazole per os (PO) dans 59 % des cas, la vancomycine PO dans 32 % des épisodes, et la fidaxomicine dans 15 % des cas (associations possibles). Dans les formes légères à modérées, le métronidazole PO est prescrit dans 59 % des cas, la vancomycine et la fidaxomicine dans respectivement 29 % et 10 % des cas. L’analyse des traitements prescrits dans les formes sévères retrouve 58 % de métronidazole PO et respectivement 36 % et 22 % de vancomycine PO et de fidaxomicine. Le traitement des premières récidives repose dans 30 % des cas sur le métronidazole, puis dans respectivement 30 % et 50 % des cas sur la vancomycine PO et la fidaxomicine. Lors de récidives multiples, le métronidazole est encore retrouvé dans 33 % des cas. Conclusion L’ensemble de ces données montre une inadéquation patente entre les recommandations de bonnes pratiques et la réalité clinique, ceci est particulièrement important pour les formes sévères et les récidives multiples ou le métronidazole est au mieux non indiqué voire déconseillé car associé à une perte de chance pour le patient ayant une ICD. Nos résultats permettent de mettre en évidence l’utilité d’un tel réseau et surtout la difficulté qu’il peut exister entre la réalisation de recommandations et leur application effective. Déclaration de liens d’intérêts d’intérêts.

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens

http://dx.doi.org/10.1016/j.medmal.2017.03.063 BACT-07

Facteurs de risque des formes compliquées de spondylodiscites brucelliennes D. Slema , Z. Hattab , N. Ben lasfar , F. Bellazreg , W. Hachfi , A. Letaief Service de maladies infectieuses Farhat Hached, Sousse, Tunisie Introduction Déterminer les facteurs de risque epidemiologiques et cliniques des formes compliquées de la spondylodiscite brucellienne (SB). Matériels et méthodes Une étude rétrospective, comparative descriptive sur dossier de patients adultes hospitalisés pour SB dans le service de maladies infectieuses du CHU Farhat Hached de Sousse pendant la période allant de janvier 2000 à juillet 2016. Le diagnostic de SB a été retenu devant une sérologie de Wright positive (titre > = 1/80) et/ou isolement de brucelles au niveau des abcès et la présence d’une preuve radiologique d’inflammation vertébrale et/ou discale. L’extension de l’infection au niveau des espaces paravertébraux, périduraux, le muscle psoas avec ou sans manifestations neurologiques a été définie comme SB compliquée. La réponse au traitement a été attestée par l’amélioration des signes cliniques et radiologiques sous traitement. Le seuil de signification a été fixé à 0,05. Résultats Parmi les 50 patients ayant présentés une SB, 37 avaient une forme compliquée. L’âge moyen était de 52 ans et 45 ans pour les formes compliquées

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et non compliquées, respectivement. La différence d’âge et le sexe entre les deux groupes était non significative. Le délai moyen de diagnostic était significativement plus long dans les formes compliquées (p = 0,027). Les signes fonctionnels les plus fréquents étaient la douleur rachidienne (100 %), la fièvre (82 %) et les frissons (72 %). Dans les formes compliquées, l’amaigrissement était retrouvé chez 24 patients (65 %) versus 4 patients (36 %) pour les formes non compliquées. Dans les 2 groupes, l’atteinte lombaire était la plus fréquente. La SB était compliquée par un abcès paravertébral (n = 24), épidural (n = 16), du muscle psoas (n = 11) et par une épidurite (n = 24). Tous les patients ont été traités par l’association doxycycline et rifampicine. La durée médiane du traitement était de 7 mois (3–18) pour les formes compliquées et 5 mois (3–12) pour les formes non compliquées. Dans les formes compliquées, un traitement chirurgical a été indiqué pour 4 patients. L’évolution était favorable dans tous les cas. La durée médiane de suivi était de 9 et 5 mois pour les formes compliquées et non compliquées respectivement. Conclusion La reconnaissance précoce des cas compliqués est essentielle pour prévenir les complications dévastatrices. Pour les SB compliquées. La durée du traitement était plus longue que dans la forme non compliquée. Un traitement chirurgical est souvent associé aux formes compliquées. Déclaration de liens d’intérêts d’intérêts.

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens

http://dx.doi.org/10.1016/j.medmal.2017.03.064 BACT-08

Dermohypodermite à vibrions non cholériformes X. Pouget-Abadie , R. Lemarié , P. Celérier , C. Bolac , A. Chanel , M. Roncato-Sabéran CH de La Rochelle, France Introduction Les Vibrio non cholériformes sont des bacilles à Gram négatif, anaérobies facultatifs, ubiquitaires de la flore marine, dont la pathogénicité est parfois discutée. Matériels et méthodes Étude rétrospective monocentrique, descriptive des cas de dermohypodemite dus à des Vibrio non cholériformes survenus entre 2014 et 2016. Résultats Il s’agit de 5 hommes, âgés de 19 à 89 ans, dont 2 immunodéprimés (leucémie aiguë/greffe rénale). Deux patients ont présenté une dermohypodermite bulleuse (DHDB) au niveau des membres inférieurs, 3 une dermohypodermite nécrosante (DHDN) des doigts nécessitant une prise en charge chirurgicale. Les DHDN étaient dues à V. alginolyticus (n = 2) ou V. vulnificus (n = 1). Le diagnostic a été établi par les hémocultures (n = 2, DHD bulleuses) ou les prélèvements peropératoires (n = 3, DHDN). Tous les patients ont rapporté, dans les 4 jours précédant leur admission hospitalière un contact avec le milieu marin (baignade, plaies avec coquillages). Toutes ces infections sont survenues entre juin et septembre. Un patient atteint d’une bactériémie à V. vulinificus a été traité par amoxicilline 14 jours, les autres patient ont été traités par amoxicilline/acide clavulanique pour une durée de 14 jours. Les 2 souches de V. vulnificus étaient multisensibles, les souches de V. alginolyticus produisaient une pénicillinase, une d’entre elles était résistante au cotrimoxazole et à la tétracyycline. Un patient atteint de dermohypodermite nécrosante à V. alginolyticus est décédé. Aucun cas identique n’a été identifié pendant cette période dans les autres centres hospitaliers de la région du Grand Ouest. Aucun cas n’avait été identifié auparavant dans notre centre hospitalier. Conclusion La pathogénicité des Vibrio non cholériformes doit être envisagée, en particulier chez les patients immunodéprimés. Il s’agit d’une infection rare pouvant réaliser des atteintes cutanées graves. Le facteur de risque essentiel est une exposition au milieu marin. Les dermohypodermites à vibrions non cholériques semblent être plus courantes pendant les mois d’été très probablement du fait d’une exposition au milieu marin pendant cette période et de la température de l’eau plus chaude. Les modifications climatiques pourraient induire une augmentation de l’incidence de ces infections. Déclaration de liens d’intérêts d’intérêts.

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens

http://dx.doi.org/10.1016/j.medmal.2017.03.065