La sécurité au laboratoire de mycologie clinique

La sécurité au laboratoire de mycologie clinique

e86 36 Les mycoses du pied chez le diabétique : étude pilote réalisée au CHU Mohamed VI de Marrakech T. Bouzekraoui *, A. Tali, S. Asmama, N. Fdil, ...

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Les mycoses du pied chez le diabétique : étude pilote réalisée au CHU Mohamed VI de Marrakech

T. Bouzekraoui *, A. Tali, S. Asmama, N. Fdil, L. Zougaghi, H. Chegour, N. Elansari, L. Chabaa ˆ le des laboratoires, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc Po *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected]. Introduction.— Le pied du diabétique est un pied à risque. Les mycoses du pied, très fréquentes dans la population générale sont considérées comme un facteur de gravité. Elles trouvent sur ce terrain les conditions idéales à leur développement et exposent aux risques de surinfection bactérienne parfois grave. Objectif.— Décrire le profil épidémiologique et mycologique des agents fongiques incriminés dans les lésions du pied chez le diabétique. Patients et me´thodes.— Il s’agit d’une étude transversale descriptive intéressant les diabétiques vus en consultation d’endocrinologie du CHU Mohamed VI de Marrakech entre août 2010 et mars 2011. Des prélèvements ont été réalisés au niveau des ongles, des plis interorteils et de la plante des pieds. L’étude mycologique a consisté en l’examen direct, la culture sur milieux usuels et l’identification des champignons. Re ´sultats.— Quatre vingt dix-sept patients ont été colligés durant la période d’étude avec un sex-ratio H/F = 0,7. L’âge moyen était de 56  11,5 ans et l’ancienneté du diabète de 8,5  7,6 ans. La notion d’animaux de compagnie a été rapportée chez 23 patients. 64,9 % des patients avaient une hémoglobine glyquée HbA1c > 8 %. Une mycose du pied a été retrouvée dans 78 cas (80,4 %). L’atteinte des espaces inter-orteils (61,9 %) a constitué le principal siège des mycoses suivie par l’atteinte unguéale (45,3 %) puis l’atteinte plantaire (10,3 %). L’examen direct était positif chez 70 patients (72,2 %) et la culture dans 67 cas (69,1 %). Le Trichophyton rubrum était le plus représenté (25,8 %) suivi du Candida albicans (13,4 %). Onze patients (14,1 %) présentaient une mycose à distance associée à l’atteinte du pied. Conclusion.— Les mycoses des pieds sont fréquentes et dues surtout au T. rubrum dans notre série ce qui rejoint la littérature. Nous avons noté aussi une discordance entre examen clinique et examen mycologique aussi bien dans notre série que la littérature d’où l’intérêt de l’examen mycologique qui doit être systématique devant toute lésion suspecte afin d’éviter toute évolution grave. http://dx.doi.org/10.1016/j.mycmed.2014.01.100 37

Les onychomycoses chez les patients vivant avec le VIH au CHU Ibn Rochd de Casablanca (Maroc)

I. Halim a,*, K. Abourou a, S. Belyamani b, F. Fatoiki b, S. Chiheb b, F. El Kadioui a, M. Soussi Abdallaoui a a Laboratoire de parasitologie-mycologie, CHU Ibn Rochd, rue des ˆ pitaux, quartiers des Ho ˆ pitaux, Casablanca, Maroc Ho b ˆ pitaux, Service de dermatologie, CHU Ibn Rochd, rue des Ho ˆ pitaux, Casablanca, Maroc quartiers des Ho *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected]. L’onychomycose constitue la principale affection unguéale et touche 6 à 9 % de la population générale. Chez les patients vivant avec le VIH, une fréquence plus élevée (30 %), ainsi que des signes particuliers sont rapportés. Objectifs.— Décrire les profils épidémiologique, clinique et mycologique des onychomycoses chez les patients infectés par le VIH et suivis au CHU Ibn Rochd de Casablanca (Maroc).

Compte rendu de congrès/Proceeding of congress Patients et me´thodes.— Entre novembre 2012 et janvier 2013 (3 mois), les patients pris en charge au service des maladies infectieuses dans le cadre de leur infection rétrovirale durant cette période, ont bénéficié d’une consultation dermatologique. Devant toute onychopathie, un examen mycologique est réalisé après consentement du patient. Re´sultats.— Sur 88 patients inclus dans cette étude, une onychopathie est notée dans 48 cas (54,5 %), et l’étude mycologique est réalisée chez 30 patients consentants. Les lésions siègent au niveau des ongles des orteils dans 18 cas, des ongles des mains dans 7 cas. Chez 5 patients une atteinte simultanée des doigts et des orteils est notée. Cliniquement, l’atteinte est de type onychomycose sousunguéale disto-latérale dans 41 cas (47 %), onychodystrophie totale dans 23 cas (26 %), onychomycose sous-unguéale proximale dans 18 cas (21 %), leuconychie dans 4 cas (5 %). Une paronychie est notée chez 10 patients. Le taux moyen de CD4 chez les patients avec onychomycose est de 390 éléments/mm3 et une association significative entre taux de CD4 et présence ou non de l’onychomycose est notée (p = 0,023). L’examen mycologique, a confirmé le diagnostic dans 22 cas (73 %) ; avec 16 onyxis dermatophytiques (12 T. rubrum et 4 T. interdigitale) et 7 lévuriques. Conclusion.— L’onychomycose au cours de l’infection par le VIH est fréquente, se présente sous diverses formes cliniques et est significativement associée au degré d’immunodépression. http://dx.doi.org/10.1016/j.mycmed.2014.01.101 38

La sécurité au laboratoire de mycologie clinique

C. Kauffmann-Lacroix a,*, A. Bousseau b, O. Castel b a Laboratoire de parasitologie mycologie, CHU de Poitiers, 2, rue ´ trie, 86021 Poitiers cedex, France de la Mile b ´ riologie et hygie ` ne hospitalie ` re, CHU de Laboratoire de bacte ´ trie, 86021 Poitiers cedex, France Poitiers, 2, rue de la Mile *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected]. Certaines connaissances sont nécessaires pour organiser le laboratoire de mycologie et former un personnel technique même si de nombreux points concernant la sécurité biologique sont développés dans la bibliographie des laboratoires. L’épidémiologie des mycoses et le recrutement des patients conditionneront les mesures à prendre après évaluation des risques. Néanmoins l’exposition des manipulateurs est différente selon les différentes étapes du processus analytique jusqu’au stockage des souches en collection. Les moyens de prévention seront adaptés, notamment pour ce qui concerne le confinement. La réglementation définit les agents biologiques et leur classement en quatre groupes selon la gravité des risques d’infection. Les champignons présentant un risque appartiennent aux groupes 2 et 3. Ils doivent être manipulés dans un laboratoire disposant d’un niveau de confinement correspondant au niveau des normes de sécurité biologiques NSB 2 et 3, respectivement. La liste des agents pathogènes publiée à l’arrêté du 17 avril 1997 et la directive européenne JO du 17 octobre 2000 ne sont pas exhaustive pour les espèces peu fréquentes. Les laboratoires spécialisés peuvent se référer aux informations présentes sur la page fungi du site de l’American Biological Safety Association. Outre le risque infectieux, en cas d’inhalations répétées de spores d’Aspergillus sp allergisantes, la manipulation des souches peut provoquer des bronchopneumopathies. Les cultures de prélèvements d’un patient vivant en zone tropicale des germes des groupes 2 et 3 doivent être manipulées en fonction du risque potentiel de leur isolement. Le transport vers un autre laboratoire est réglementé par une réglementation internationale.

Compte rendu de congrès/Proceeding of congress Enfin, les règles d’hygiène doivent être respectées, certains points sont à souligner en mycologie comme le nettoyage et la désinfection des surfaces avec des produits spécifiques fongicides. Les contaminations des personnels de laboratoires dues à des champignons sont très rares, leur formation doit leur assurer un niveau de sécurité suffisant. http://dx.doi.org/10.1016/j.mycmed.2014.01.102 39

Dermatophytic disease: Report of a Tunisian case caused by a sterile dermatophyte identified as Trichophyton Rubrum by its1 and its4 sequencing S. Gaied Meksi a, V. Letscher b, D. Filisetti b, F. Saghrouni a, I. Khammari a, A. Yaacoub a, N. Ben Hassine a, M. Ben Said a,*, A. Fathallah a a Laboratory of Parasitology-Mycology, Hospital Farhat Hached, Sousse, Tunisia b Institut of Parasitology and Tropical Pathology, Faculty of Medicine, Strasbourg, France *Corresponding author. Adresse e-mail : [email protected]. Dermatophytic disease is a rare chronic mycosis characterized by polymorphic cutaneous lesions and visceral invasion, and is associated with immunodeficiency and refractoriness to drug treatment. It has mainly been described in North Africa. We report herein a dermatophytic disease Tunisian case caused by a sterile dermatophyte further identified as Trichophyton rubrum by ITS1 and ITS4 sequencing. The patient is a 43-year-old Tunisian man. He was addressed to the lab of Mycology-Parasitology of Farhat Hached hospital, Sousse, Tunisia, for cutaneous lesions very evocative of tineacorporis. The lesions first appeared on the abdomen and progressively spread to the back and the members. Later, papulo-nodules and vegetating plaques appeared involving large parts of the body. On examination, neither onychomycosis nor tineacapitis were associated to skin lesions and no lymph nodes nor visceral involvement could be demonstrated. History of the patient revealed that his father and sister were suffering of the same disease (later confirmed as dermatophytic disease). On the other hand, the patient reported previous similar episodes, which poorly responded to various drugs including antifungal agents. Examination of skin and nodular lesions showed hyphae. Culture on Sabouraud dextrose agar of both samples yielded non-sporulating sterile colonies evocative of a dermatophyte that couldn’t be identified at the specific level. The identification was only achieved after the strain was submitted to ITS1 and ITS4 sequencing which concluded to T. rubrum. Dermatophytic disease is a chronic and severe disease because it is resistant to antifungals and can be life threatening when viscera are involved. In Tunisia, most previously reported cases are caused by T. violaceum. Usually, identification of the species is easily achieved by conventional mycological tests. The case we report herein shows that identification on the basis of the phenotypical characters may be difficult or impossible, so that genome sequencing is needed.

e87 S. Nzenze-Afene *, M. Mabika-Mamfoumbi, J.R. Mourou-Mbina, A. Fotso ´ des sciences de la sante ´ , faculte ´ de me ´ decine, Universite ´ partement de parasitologie-mycologie, Boı ˆte Postale 4009, de Libreville, Gabon *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected]. Objectif.— Notre étude avait pour objectifs d’évaluer, chez des femmes suspectes d’infection vaginale, la prévalence des candidoses vulvovaginales, la fréquence des principaux signes cliniques et celle des espèces responsables. Patientes et me´thodes.— L’étude a été prospective, menée sur une période de 3 mois (du 1er au 21 octobre 2012 et du 20 février au 30 avril 2013). Elle s’est déroulée au laboratoire national de santé publique (LSP). Toutes les femmes reçues pour prélèvement à visée diagnostique ont fait partie de l’étude. Deux écouvillonnages de la cavité vaginale ont été effectués. Un des écouvillons a servi pour la réalisation de l’examen direct à l’état frais et après coloration au Giemsa. L’autre pour la mise en culture sur milieu chromogène Candida ID2. La chlamydosporulation sur milieu PCB, les tests d’agglutination Bichro-albicans1 et Bichro-dubli1 Fumouze, ont aidé au diagnostic différentiel entre C. albicans, C. dubliniensis, et C. africana toutes de couleur bleue, et les techniques moléculaires ont confirmé ou non leur suspicion. L’utilisation de la galerie Api 20CAUX de Bio Mérieux a permis l’identification des autres espèces en culture. Re´sultats.— Quatre cents quarante-huit (448) prélèvements vaginaux ont été obtenus, dans une population de femmes âgées en moyenne de 28,9 ans ( 7,6). L’examen direct a été positif pour 153 d’entre eux (34,2 %) et la culture positive pour 208 prélèvements (46,4 %). Chez les femmes ayant une culture positive, la symptomatologie était faite essentiellement de leucorrhées accompagnées de prurit vulvaire dans 97 cas (46,6 %) et de dyspareunie dans 73 cas (35,1 %). Les espèces les plus fréquemment isolées ont été C. albicans (70,2 %), C. glabrata (9,6 %), C. tropicalis (6,3 %). L’approche moléculaire a permis de confirmer C. africana chez 4 de nos patientes (1,9 %). Conclusion.— Les levures sont retrouvées chez des femmes avec infection vaginale plus de 4 fois sur 10, et les signes classiques de vulvovaginite sont présents chez environ la moitié d’entre elles. L’impact réel, dans l’épidémiologie des candidoses vaginales, de C. africana dont l’identification est une première devra être recherché. http://dx.doi.org/10.1016/j.mycmed.2014.01.104 41

Épidémiologique des teignes du cuir chevelu a l’hôpital militaire d’instruction Mohamed V de Rabat (HMIMV)

A. Srifi *, L. Boumhil, N. Alem, S. Bouhou, M. Iken, H. Naoui, Z. Lemkhente, M. Bouchrik, B. Lmimouni ˆ pital militaire d’instruction Service de parasitologie-mycologie, ho Mohammed V, Rabat, Maroc *Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected].

http://dx.doi.org/10.1016/j.mycmed.2014.01.103 40

Candidoses vulvovaginales a Libreville : aspects cliniques, mycologiques et première identification de Candida africana

Introduction.— Les teignes du cuir chevelu (TCC) sont des mycoses dues à l’infestation par des dermatophytes, elles représentent encore l’un des motifs de consultation non négligeable en pratique médicale courante, elles sont fréquentes dans les pays en voie de développement dont le Maroc. Notre objectif est d’établir la répartition des teignes selon les paramètres suivants : sexe, âge, les dermatophytes incriminés dans