Les facteurs de risque hormonaux et alimentaires des cancers du sein chez une population marocaine

Les facteurs de risque hormonaux et alimentaires des cancers du sein chez une population marocaine

EPI-CLIN 2015 / Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 63S (2015) S61–S89 S63 incluant le décès comme évènement, les patients du bras BEV/IRI pr...

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EPI-CLIN 2015 / Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 63S (2015) S61–S89

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incluant le décès comme évènement, les patients du bras BEV/IRI présentaient une détérioration plus tardive comparativement aux patients du bras TMZ pour 10 dimensions du questionnaire QLQ-C30 parmi les 15 dimensions évaluées ainsi que pour 10 dimensions du module QLQ-BN20 parmi les 11 dimensions évaluées. Pour illustration, les patients du bras BEV/IRI avaient tendance à présenter une détérioration plus tardive de la dimension cognitive du QLQ-C30 comparativement à ceux du bras TMZ (médiane 5,4 mois [IC95 % 3,2–10,6]) pour le bras BEV ; 5,1 mois (IC95 % 3,2–7,3) pour le bras TMZ, HR (bras TMZ versus Bras BEV/IRI) = 1,15 (0,76–1,75) ; ainsi que pour les dimensions présence de troubles moteurs du QLQ-BN20 (médiane 4,6 mois [IC95 % 3,2–9,4]) pour le bras BEV ; 3,3 mois (IC95 % 2,8–6,7) pour le bras TMZ, HR (bras TMZ versus bras BEV/IRI) = 1,37 (0,88–2,13). Conclusion Les patients du bras BEV/IRI ont tendance à présenter une détérioration plus tardive de la QdV comparativement à ceux du bras TMZ. Ces premiers résultats obtenus sont comparable à ceux obtenus dans l’essai AVAGLIO, suggérant un meilleur profil de QdV pour les patients avec bévacizumab. Mots clés Qualité de vie relative à la santé ; Temps jusqu’à détérioration ; Glioblastome ; Essai de phase II ; Cancérologie

de 11 et 9. Les paramètres de la loi a priori obtenus d’après les résultats d’élicitation étaient dans le bras traitement de (a1 = 12,21, b1 = 33,81) et dans les bras contrôle de (a2 = 0,12, b2 = 5). La moyenne a priori de la probabilité de succès était de 0,265 (variance = 0,004) pour le bras traitement et de 0,023 (variance = 0,004) pour le bras contrôle. En augmentant la variance à 0,099 dans le bras traitement et 0,01 dans le bras contrôle, les nouveaux paramètres obtenus sont (a1 = 0,25, b1 = 0,70) et (a2 = 0,03, b2 = 1,22). Ces nouveaux paramètres permettaient à la loi a posteriori d’être moins influencée par la loi a priori mais plus par les données. La différence D était de 5,8 % [0,02 %–0,19 %]. Conclusion Cette approche a permis de réaliser cet essai sur un petit effectif grâce à l’apport d’information extérieure introduite par la loi a priori. Néanmoins, une de ses limites se confond sur le choix même de la loi a priori. En effet, avec un petit effectif une loi a priori trop informative influence la loi a posteriori obtenue et ne permet pas de donner du poids aux données observées. Ce projet a été financé par un PHRC National (P 070123) et la promotion a été assurée par le DRCD de l’AP–HP. Mots clés Bayésien ; Friedreich ; Essai clinique

Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.

Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.

http://dx.doi.org/10.1016/j.respe.2015.03.057

http://dx.doi.org/10.1016/j.respe.2015.03.058

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Application de la méthodologie bayésienne a un essai clinique de petit effectif. Exemple de l’essai ACTFRIE : étude de l’effet de la pioglitazone dans l’ataxie de Friedreich

Les facteurs de risque hormonaux et alimentaires des cancers du sein chez une population marocaine

B. Andriss a,∗ , I. Husson b , S. Guilmin Crepon a , E. Jacqz-Aigrain a , S. Zohar c , C. Alberti a a Inserm CIC 1123 Robert-Debré, Paris, France b Hôpital Robert-Debré, Paris, France c Université Paris Diderot, Paris, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (B. Andriss) Introduction En pédiatrie, il est courant de concevoir des essais cliniques avec des effectifs réduits. Particulièrement, quand la maladie est rare. Une des méthodes possibles pour pallier cette problématique est l’approche bayésienne. Cette dernière consiste à actualiser l’information a priori au vu des données afin d’obtenir une information a posteriori. L’objectif de ce travail est d’illustrer l’utilisation de cette approche dans l’analyse d’un essai thérapeutique pédiatrique sur une maladie rare (ACTFRIE). Méthodes L’essai ACTFRIE est un essai thérapeutique monocentrique, randomisé, en double insu versus placebo, visant à déterminer l’efficacité de la pioglitazone dans la maladie de Friedreich selon une approche bayésienne. Le nombre de patients prévu était arbitraire et conditionné par les possibilités de recrutement. Le critère de jugement principal était le taux succès, défini par la prise au maximum de deux points du score « International Cooperative Ataxia Rating Scale » (ICARS) à deux ans. Le nombre de réponses observées étant défini par une loi binomiale (succès/échec) et en suivant le cadre bayésien, deux densités bêta ont été choisies, définies par deux paramètres a et b pour la loi a priori suivie par le taux de succès dans chacun des bras de l’essai. Les paramètres ont été déterminés par élicitation d’un panel d’expert dans le domaine avant le début de l’essai. L’estimateur bayésien du taux de succès retenu était l’espérance de la loi a posteriori (et son intervalle de crédibilité à 95 %), dont les paramètres ont été définis après n inclusions par an = a + r et bn = b + n − r dans chaque bras, où r représentait le nombre de succès observés sur les n inclus. La loi a priori déterminée au départ par les experts étant trop informative par rapport au nombre de patients inclus dans l’essai et laissant peu de poids aux données observées, de nouveaux paramètres a et b des lois bêta ont été déterminés en augmentant leur variance sans modifier leur moyenne. Afin d’évaluer le succès du traitement, la différence D entre le taux de succès dans les deux bras de randomisation a été étudiée. Ceci équivaut à étudier la différence entre les deux lois bêtas (bras traitement et bras contrôle). Résultats Au total, 20 patients par bras ont été inclus dans l’essai. Le nombre de succès dans les bras traitement et contrôle était respectivement

H. Drissi a,∗ , F. Imad a , K. Bendahhou b , D. Radallah a , A. Benider c a Faculté des sciences Ben M’Sik, Université Hassan II de Casablanca, Casablanca, Maroc b Registre des cancers de la région du grand Casablanca, Casablanca, Maroc c Centre Mohammed VI pour le traitement des cancers, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (H. Drissi) Introduction Le cancer du sein occupe chez la femme la première place en termes d’incidence et de mortalité dans le monde. Plusieurs facteurs de risque, notamment les facteurs hormonaux et alimentaires ont été incriminés et ont été particulièrement analysés dans notre population d’étude. Méthodes Notre travail a porté sur un échantillon de 108 cas de cancer du sein nouvellement diagnostiqués colligés au centre Mohamed IV pour le traitement des cancers de Casablanca sur une période allant du 1er février jusqu’à fin mai 2014. Le recueil des données a été fait à l’aide d’un questionnaire standardisé, administré face à face et complété à partir des dossiers de patientes. L’analyse statistique des données épidémiologiques a été faite à l’aide du logiciel Epi Info version 7. Résultats L’âge moyen de nos patientes était de 49 ans avec un écart-type de 9,97 ans ; plus de la moitié de nos patientes (52 %) étaient ménopausées, l’âge moyen à la marche est de 13 ans et l’âge moyen de survenue de la ménopause était de 47 ans. De plus, 57,28 % des patientes utilisaient la contraception orale. Par ailleurs, parmi les facteurs de risque alimentaire du cancer du sein, la consommation régulière de viande rouge est de 41 % et celle des produits laitiers de 51 % chez des femmes enquêtées. De plus, nous avons noté que les femmes de notre étude ont pris de plus en plus de poids avec l’âge, et la pratique de l’activité physique a diminué ; en période d’enfance et d’adolescence la majorité des femmes, environ 85 %, étaient très actives tandis qu’en post-ménopause seuls 6 % des cas le sont encore. Conclusion L’exploration du mode de vie des participantes à l’étude a soulevé l’existence de plusieurs éléments connus comme facteurs de risque du cancer du sein, dans leurs habitudes de vie. Des études plus ciblées peuvent être conduites pour explorer l’association entre ces facteurs de risque et la survenue du cancer du sein chez les femmes marocaines. Mots clés Cancer ; Sein ; Facteurs de risque Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article. http://dx.doi.org/10.1016/j.respe.2015.03.059