Manifestations thoraciques de la maladie de Kahler (à propos de 18 cas)

Manifestations thoraciques de la maladie de Kahler (à propos de 18 cas)

19e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lille, 30 janvier—1er février 2015 324 Délai de prise en charge du carcinome bronchique primitif (...

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19e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lille, 30 janvier—1er février 2015 324

Délai de prise en charge du carcinome bronchique primitif (146 cas) O. Othmane , L. Amro , H. Sajiai , H. Serhane , S. Aitbatahar , A. Alaoui Yazidi Service de pneumologie, CHU Mohamed VI, PCIM, UCA, Marrakech, Maroc Introduction Le cancer bronchique pose un problème de prise en charge. Il reste la première cause de mortalité chez l’homme. Le pronostic est effroyable malgré les avancées thérapeutiques. But du travail Évaluer le délai de prise en charge du cancer bronchique. Matériel et méthode Étude rétrospective portant sur les cas du cancer bronchique primitif colligés au service de pneumologie du CHU Mohamed VI de Marrakech de janvier 2010 à août 2014. L’étude relève la date d’apparition des symptômes, la date de la première radiographie thoracique, du scanner, de l’endoscopie et de l’histologie jusqu’au devenir du patient. Résultats Cent quarante-six dossiers ont été étudiés, la moyenne d’âge était de 65 ans avec une prédominance masculine dans 86,5 % des cas. Le délai moyen entre les premiers symptômes et la consultation était de 55 jours, la durée moyenne d’hospitalisation était de 17 jours. Le délai moyen entre les premiers symptômes et la radiographie thoracique était de 62 jours, le délai moyen entre les premiers symptômes et la TDM thoracique était de 75 jours, le délai moyen entre l’hospitalisation et la preuve histologique était de 7 jours, le délai moyen entre les premiers symptômes et la preuve anatomopathologique était de 70 jours. Le stade IV a été retrouvé dans 72 % des cas. Conclusion Les délais entre les premiers symptômes et la preuve histologique restent très allongés, grevant considérablement le pronostic. Le dépistage, le diagnostic précoce, l’amélioration du plateau technique aideront à une prise en charge rapide et plus efficace et permettront d’améliorer le pronostic. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.584 325

Atteintes thoraciques du synovialosarcome : à propos de 5 cas M. Elmghari , H. Benjelloun , N. Zaghba , A. Bakhatar , N. Yassine , A. Bahlaoui Service des maladies respiratoires, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Les synovialosarcomes sont parmi les tumeurs les plus fréquentes des tissus mous et représentent environ 8 % de tous les sarcomes des tissus mous. Moins de 10 % des cas se présente au stade de métastases. L’atteinte thoracique primitive est rare. Nous menons une étude rétrospective à propos de 5 cas colligés au service de maladies respiratoires au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Il s’agit de 3 hommes et 2 femmes. L’âge moyen était de 40 ans. On notait un antécédent d’un synovialosarcome du pied dans 2 cas, de la jambe et de la cuisse dans un cas chacun. Le délai moyen entre le diagnostic du synovialosarcome et l’apparition des signes respiratoires était de 23 mois. Les symptômes sont dominés par la douleur thoracique et la dyspnée chez tous nos patients et l’hémoptysie dans un cas seulement. La radiographie thoracique montrait un aspect d’élargissement médiastinal dans un cas, une opacité basale droite dans un cas, une opacité de type pleurale isolée dans 2 cas et un aspect en lâcher de ballon associé à une opacité de type pleurale dans un cas. La confirmation histologique est obtenue par ponction biopsie transpariétale et par ponction biopsie pleurale dans 2 cas chacune et par biopsie pulmonaire

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chirurgicale dans le cas restant. La localisation secondaire est retenue chez les patients ayant un antécédent de synovialosarcome et la localisation pleurale primitive chez une patiente qui est sans antécédents avec un recul de 2 ans. Le traitement était palliatif chez les 5 patients. Trois patients sont décédés, une patiente est toujours sous chimiothérapie avec régression tumorale et un patient est perdu de vue. Le pronostic chez ces patients reste réservé d’où l’intérêt de la prise en charge thérapeutique précoce. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.585 326

Manifestations thoraciques de la maladie de Kahler (à propos de 18 cas) M. Elmghari , H. Benjelloun , N. Zaghba , A. Bakhatar , N. Yassine , A. Bahlaoui Service des maladies respiratoires, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Le myélome multiple ou maladie de Kahler est une prolifération monoclonale maligne des plasmocytes au niveau de la moelle osseuse. Il se manifeste le plus souvent par des douleurs osseuses, rarement par des tumeurs osseuses ou manifestations respiratoires. Nous rapportons une étude rétrospective concernant 18 cas de myélome multiple avec localisation thoracique colligés au service des maladies respiratoire du CHU Ibn Rochd de Casablanca. Il s’agit de sept femmes et 11 hommes. La moyenne d’âge est de 63 ans. Le tableau clinique est fait de douleurs osseuses diffuses dans 13 cas, douleurs thoraciques dans 15 cas (83 %), une masse pariétale thoracique dans sept cas (39 %) et une pleurésie bilatérale dans un cas. La radiographie thoracique objective une lyse costale dans 13 cas. La radio du crâne montre des lacunes à l’emporte pièces dans 10 cas. La radio du rachis retrouve un tassement vertébral dans 11 cas. La vitesse de sédimentation est accélérée dans 17 cas (94,4 %). Le diagnostic est confirmé par le myélogramme dans 16 cas et par la biopsie ostéomédullaire dans trois cas. L’immuno-électrophorèse des protides montre un pic monoclonal à IgG/Kappa dans neuf cas. La protéinurie de Bence-Jones est positive dans huit cas. L’atteinte rénale est retrouvée dans sept cas. La biopsie des masses pariétales objective une prolifération tumorale plasmocytaire maligne en faveur d’un myélome multiple dans sept cas. La chimiothérapie est indiquée dans tous les cas et une greffe de la moelle dans cinq cas. Dans la majorité des cas, l’évolution est marquée par l’aggravation. Nous insistons à travers ce travail sur la rareté des localisations thoraciques du MM et sur la gravité et le pronostic sombre de cette maladie. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.586 327

Tumeurs bronchopulmonaires excavées (primitives et secondaires) S. Maiouak , H. Benjelloun , N. Zaghba , A. Bakhatar , N. Yassine , A. Bahlaoui CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc La découverte d’une lésion pulmonaire excavée est une situation classique pour le pneumologue. Une cause néoplasique est la plus redoutée. Notre étude regroupe 34 cas de tumeurs pulmonaires excavées, primitives et secondaires, colligés au service des maladies respiratoires sur une période de sept ans. La moyenne d’âge était de 57 ans, avec une prédominance masculine de 88 % des cas. Le tabagisme était actif dans 23 cas et passif dans deux cas. Trois cas avaient un antécédent de tuberculose pulmonaire qui