Présentation clinique du glucagonome : à propos de 3 cas

Présentation clinique du glucagonome : à propos de 3 cas

SFE Poitiers 2017 / Annales d’Endocrinologie 78 (2017) 285–292 rareté et l’absence de signe spécifique un piège diagnostique ; elle doit être retenue ...

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SFE Poitiers 2017 / Annales d’Endocrinologie 78 (2017) 285–292 rareté et l’absence de signe spécifique un piège diagnostique ; elle doit être retenue comme diagnostic différentiel d’une masse cervicale médiane. Cette dégénérescence est généralement de découverte fortuite après exérèse. Dans tous les cas une surveillance à la recherche de rechute thyroïdienne est préconisée surtout si une thyroïdectomie n’a pas été pratiquée. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2017.07.221 PA-116

Valeur ajoutée de l’imagerie hybride en complément de la détection peropératoire dans la prise en charge des récidives ganglionnaires des carcinomes différenciés de la thyroïde

Dr I. Gargouri ∗ , Dr I. Jardak , Dr F. Hamza , Dr W. Amouri , Dr F. Kallel , Dr O. Ben Hmida , Dr M. Maaloul , Dr S. Charfeddine , Dr K. Chtourou , Pr F. Guermazi Service de médecine nucléaire, CHU Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (I. Gargouri) Introduction Le cancer différencié de la thyroïde est un cancer habituellement de bon pronostic. Néanmoins, les récidives locales et ganglionnaires ne sont pas rares. Une reprise chirurgicale pour évidement local ou curage ganglionnaire est souvent indiquée dans ces cas. Toutefois, cette reprise se heurte à une double difficulté l’individualisation de la lésion incriminée ainsi que le repérage du nerf récurrent en rapport avec les adhérences secondaires à la chirurgie initiale. Observation Nous rapportons le cas d’une patiente ayant eu une thyroïdectomie totale avec un curage médiastino-récurrentiel bilatéral. L’examen anatomopathologique a conclu à un carcinome papillaire du lobe gauche avec métastases ganglionnaires. Elle a bénéficié d’un complément d’irathérapie. Le taux de thyroglobuline a persisté élevé au bout de 3 cures d’irathérapie avec visualisation à la tomographie par émission monophotonique couplée à la tomodensitométrie de 3 ganglions infra-centimétriques contigus de la chaîne jugulo-carotidienne gauche fixant l’iode 131 ainsi qu’une fixation en regard de la loge de thyroïdectomie sans traduction scannographique. Une reprise chirurgicale guidée par une sonde de détection en peropératoire a permis de repérer le magma ganglionnaire ainsi que la lésion de la loge de thyroïdectomie. Un balayage réalisé en postopératoire a montré la disparition des quatre foyers de fixation déjà visualisés la veille de la reprise. Discussion La détection peropératoire couplée à l’imagerie hybride sert de guide pour le chirurgien. Cette association de techniques complémentaires facilite l’exérèse des lésions fixant le radiotraceur permettant de réduire le temps opératoire ainsi que de minimiser la morbidité d’un curage total inutile. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2017.07.222 PA-117

Phéochromocytome à présentations insolites

Dr T. Ben Achour ∗ , Dr S. Toujani , Dr A. El Ouni , Dr C. Abdelkefi , Dr T. El Arbi , Pr K. Bouslama , Pr S. Mrad Service de médecine interne, hôpital Mongi Slim, la Marsa, Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : sana [email protected] (T. Ben Achour) Introduction Le phéochromocytome est une tumeur rare sécrétant des catécholamines. La présentation peut être atypique. Nous rapportons deux cas de phéochromocytome à expression insolite : le premier révélé par des accidents neurologiques transitoires et le deuxième mimant une vascularite systémique. Observations Une femme âgée de 40 ans hospitalisée pour des douleurs abdominales, céphalée et bouffés de chaleur. Une semaine plus tard, elle a présenté une confusion mentale sans fièvre. Le fond d’œil et l’étude du LCR étaient sans anomalies. L’imagerie cérébrale était normale. L’évolution

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s’est faite vers la disparition spontanée des troubles des fonctions supérieures. Cependant, la patiente a continué à présenter plusieurs épisodes d’accidents neurologiques répétitifs, spontanément résolutifs concomitants à des pics hypertensifs avec une imagerie cérébrale toujours normale. L’échographie cardiaque a éliminé une cardiopathie emboligène. Les différentes explorations : dosages des dérivés méthoxylés, imagerie et scintigraphie au MIBG ont conclu à un phéochromocytome. Une femme âgée de 30 ans hospitalisée pour une embolie pulmonaire. Elle présentait une altération de l’état général avec une hypertension artérielle sévère, un livedo réticularis, des ulcérations cutanées, des nécroses des orteils et une mononeuropathie multiple sensitivomotrice. Une vascularite systémique a été évoquée mais le bilan étiologique demeurait négatif. La TDM thoraco-abdomino-pelvienne pratiquée dans le cadre des explorations a conclu à une volumineuse masse surrénalienne droite évoquant un phéochromocytome, diagnostic confirmé par le dosage des dérivés méthoxylés urinaires et la scintigraphie à la MIBG. Discussion Le phéochromocytome est une cause rare d’hypertension artérielle et ses manifestations cliniques sont polymorphes et parfois à expression multisystémique. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2017.07.223 PA-118

Présentation clinique du glucagonome : à propos de 3 cas Dr H. Houari a,∗ , Dr P.F. Addeo b , Dr E. Rosso b , Pr B. Goichot a Service de médecine interne, endocrinologie et nutrition, hôpital de Hautepierre, CHU de Strasbourg, Strasbourg, France b Service de chirurgie générale, hépatique, endocrinienne et transplantation, hôpital de Hautepierre, CHU de Strasbourg, Strasbourg, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (H. Houari)

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Introduction Le glucagonome est une tumeur neuro-endocrine(TNE) très rare, le plus souvent maligne qui se révèle classiquement par des lésions cutanées spécifiques, un diabète et une altération de l’état général (AEG). Le pronostic réputé mauvais, s’est amélioré ces dernières années grâce aux progrès réalisés dans la prise en charge des TNE. Patients et méthodes Nous rapportons trois observations illustrant les difficultés diagnostiques et thérapeutiques du glucagonome. Observations Il s’agit de deux hommes et une femme, âgés respectivement de 67, 55 et 60 ans, qui consultent pour des lésions cutanées peu spécifiques d’apparition récente et associées dans les trois cas à un diabète, une AEG et une hyperglucagonémie. Dans le premier cas le patient était traité par Sutent depuis plusieurs années pour une TNE étiquetée non sécrétante, les lésions cutanées avaient fait évoquer une toxicité du Sutent. Dans le deuxième cas, les lésions avaient été étiquetées de psoriasis. Devant l’aggravation des lésions malgré les dermocorticoïdes, une biopsie cutanée fut réalisée mettant en évidence un érythème nécrolytique migrateur s’intégrant dans le cadre du glucagonome. Sur le plan radiologique, dans les trois cas, les examens réalisés avaient permis d’objectiver une formation pancréatique multimétastatique. Le traitement par analogues de la somatostatine a permis une amélioration spectaculaire des lésions cutanées dans les trois cas. La chirurgie a été possible dans 2 cas. Les 3 patients sont toujours vivants 9,6,1 années après le diagnostic. Conclusion Bien qu’il ne s’agisse pas d’un traitement curatif, la combinaison d’analogues de la somatostatine et de chirurgie de réduction tumorale a permis une nette amélioration de la symptomatologie liée au syndrome tumoral ainsi qu’une augmentation de l’espérance de vie. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2017.07.224