VRS infantile : prématurité, jeune âge, facteurs de risque

VRS infantile : prématurité, jeune âge, facteurs de risque

IL-21 : un rôle dans la prolifération du psoriasis ? Le psoriasis est une maladie cutanée chronique et fréquente, puisque touchant jusqu’à 3 % de la p...

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IL-21 : un rôle dans la prolifération du psoriasis ? Le psoriasis est une maladie cutanée chronique et fréquente, puisque touchant jusqu’à 3 % de la population, et d’origine inflammatoire. Les lymphocytes T sont les effecteurs majeurs des lésions cutanées observées dans cette affection. Un remarquable travail italien a caractérisé l’interleukine-21 (IL-21) comme médiateur essentiel au cours de la maladie, ouvrant des perspectives thérapeutiques inédites. Rappelons que cette cytokine, sécrétée par les cellules T CD4+, augmente la réponse T tissulaire et exacerbe également la réponse inflammatoire. La découverte récente d’un locus de susceptibilité au psoriasis situé dans la région 4q du chromosome 27, qui héberge également le gène codant l’IL-21, a incité ces chercheurs à investiguer l’hypothèse de son implication dans la genèse des lésions cutanées qui y sont observées. Une expression accrue de la cytokine (tant au niveau protéique que transcriptionnel)

a d’abord été constaté ex vivo, sur des Le récepteur à l’IL-21 étant notamment biopsies réalisées au niveau lésionnel de exprimé à la surface des kératinocytes, les sujets atteints, comparativement aux tis- auteurs ont ensuite montré que l’exposition de kératinocytes primaires à la cytokine induisait effectivement leur prolifération, in vitro et aussi in vivo, dans un modèle murin injecté en intradermique. De façon encore Un anticorps plus convaincante, le blocage de l’activité IL-21 par un anticorps spécifique permet spécifique d’IL-21 de réduire la prolifération des kératinocyréduit la prolifération tes et de faire disparaître l’inflammation, ces expériences ayant été réalisées dans des kératinocytes un modèle de psoriasis humain hétéroet fait disparaître greffé chez la souris SCID. Un nouvel axe de recherche, ciblant cette l’inflammation. interleukine comme cible thérapeutique majeure dans le psoriasis, s’ouvre ainsi à tous les chercheurs travaillant sur cette maladie parfois très invalidante. sus sains des mêmes patients ou sur des sujets contrôles. Une augmentation de la transcription de l’IL-21 est également constatée dans les cellules mononucléées Caruso R, Botti E, Sarra M et al. Nature Medicine 2009;15(9):1013-15. des sujets atteints.

VRS infantile : prématurité, jeune âge, facteurs de risque La première cause de pathologie dont le virus respiratoire syncitial (VRS) est un vecteur est représentée par les maladies respiratoires basses chez les enfants. Ceci constitue une des priorités de contrôle de santé publique à travers le monde. Aux États-Unis, le nombre total d’infections à VRS durant les cinq premières années de vie n’est pas encore bien défini. Différentes études ont été réalisées sans qu’elles soient jugées très fiables en raison de leur durée trop courte, de l’absence de confirmation biologique de l’infection par le VRS ou de leur focalisation isolée sur les hospitalisations ou les bronchiolites. Le Centre de contrôle et de prévention des maladies d’Atlanta (CDC) a donc initié une nouvelle étude sur les infections respiratoires chez les jeunes enfants âgés de moins de 5 ans. Le but de cette étude est de déterminer la proportion de patients atteints d’infection à VRS et de définir plus précisément les effets et les risques

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potentiels de cette pathologie, dont le pronostic peut être sévère. L’ensemble des enfants hospitalisés entre 2000 et 2004 âgés de moins de 5 ans a donc été enrôlé

Les résultats montrent que parmi les 5 067 enfants enrôlés dans cette étude, 18 % avaient une infection à VRS. Le VRS est associé à environ 20 % des hospitalisations, 18 % des admissions aux urgences et 15 % des visites en médecine de ville pour infection respiratoire aiguë. Le taux d’hospitalisation annuel est de 17 pour 1 000 enfants âgés de moins de 6 mois et de Morbidité légère, enfants 3 pour 1 000 chez les enfants âgés de moins précédemment en bonne de 5 ans. La plupart de ces enfants n’ont pas de pathologie co-existante. Seule une santé limitent l’intérêt de prématurité ou un très jeune âge représentent des facteurs de risque indépendants dépister le VRS. pour une hospitalisation. Les infections à VRS sont donc associées à une morbidité légère et la plupart des enfants touchés étaient précédemment en dans trois régions des États-Unis. Le virus bonne santé, ce qui limite les stratégies respiratoire syncitial a été détecté par de dépistage qui pourraient être mises culture et par PCR. Le taux d’hospitali- en place. sation associé à des infections à VRS a Hall C, Weinberg G. NEJM 2009;360:588-98. ensuite été calculé.

// REVUE FRANCOPHONE DES LABORATOIRES -FÉVRIER 2010 - N°419